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Anaïs Familia - Les 100 bébés

le Mar 17 Jan - 8:35
Anaïs Familia
Les 100 Bébés




Sommaire
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Re: Anaïs Familia - Les 100 bébés

le Mar 17 Jan - 8:36
Prologue - Feuillet 1-2-3-4:
Prologue-Comment tout à commencé- Lettre d'une arrière-grand-mère à son arrière-petite-fille - Feuilllet 1:

À mon arrière-petite-fille.

Ma petite, ne me hais pas. Je t'ai laissé un énorme fardeau, malgré moi, oui, un énorme fardeau.

Quand j'avais ton âge, j'ai fait quelque chose de terrible. Personne ne le sait, j'en ai gardé le secret ma vie entière. Je n'en ai jamais parlé à qui que ce soit, pas même à mes parents, pas même à ton arrière grand-père.

Ne me juges pas Anaïs, ne me juges pas pour ma plus grande erreur, la pire décision que j'ai prise de ma vie. J'ai si honte. J'ai depuis ce jour vécu dans le regret, la culpabilité, tel un nuage gris sur ma tête, sur notre tête Anaïs, et même la tienne, surtout la tienne. Mais tout cela ne sera jamais aussi pire que ce que j'ai pu faire à cette petite fille.

Tu dois te demander quelle petite fille je parle, Anaïs. Cette petite fille Anaïs, personne ne l'a connue. Ta mère ne l'a pas connue, ta grand-mère ne l'a pas connue, et même moi je ne l'ai pas connue, même moi, Anaïs, surtout moi, oui, surtout moi. Toute ma vie, je l'ai regretté, oui, j'ai tant regretté de n'avoir pas connu cette petite fille, ma fille, parce qu'elle était ma fille, Anaïs. Tu as bien compris. Ta grand-mère n'était pas mon unique fille.

Je te demande de ne pas me juger trop sévèrement, avant de poursuivre, ma petite Anaïs. Tu sais, depuis que tu es née, je t'ai toujours considéré comme quelqu'un de spécial, c'est parce que tu es spéciale Anaïs.



Prologue-Comment tout à commencé- Lettre d'une arrière-grand-mère à son arrière-petite-fille - Feuillet 2:

Tu t'es toujours demandé comment j'avais perdu la vue soudainement à 19 ans. J'ai toujours évité le sujet, sans jamais te répondre. Aujourd'hui je vais te le dire Anaïs, je vais te dire pourquoi j'ai perdu la vue. Mais avant, tu dois savoir dans quelles circonstances.

Avant de mettre au monde ta grand-mère, j'ai accouché de ma première fille, une jolie petite fille, un ange.

J'avais tout juste 18 ans quand j'ai rencontré Jonathan. C'était un beau jeune homme, charmeur, il savait parler aux femmes. Il m'a vite tournée la tête. J'étais jeune, naïve, je croyais en l'amour, la proie idéale pour lui. Jonathan était un manipulateur expérimenté qui n'avait que l'envie de m'ajouter à son tableau de chasse, un coureur de jupon de la pire espèce. Dès qu'il a eu ce qu'il voulait, il ne m'a plus accordé aucune attention. Je n'étais plus rien pour lui.

J'ai pleuré, pleuré toutes les larmes de mon corps, pour la bêtise que j'avais eu. Je n'étais plus vierge, je m'étais donné avant le mariage. Je l'avais laissé prendre ce que j'avais de plus précieux. Tu sais, en ces temps-là, c'était différent d'aujourd'hui.

Quelques jours plus tard, je ne me sentais pas très bien. J'avais des maux de cœurs, je vomissais. Puis, je me suis mise à grossir, mon ventre s'arrondissait. Soudainement, j'ai compris que je devais être enceinte, enceinte de Jonathan. Il avait quitté la ville dailleurs.  

J'ai caché ma grossesse, je portais des vêtements amples, je ne voyais plus mes amies, je ne passais presque plus de temps avec mes parents, je m'isolais, seule avec mon secret, ce petit être qui grandissait en moi.



Prologue-Comment tout à commencé- Lettre d'une arrière-grand-mère à son arrière-petite-fille - Feuillet 3:

J'ai accouché seule, c'était la fin du printemps, seule, dans la petite cabane à l'extrémité de nos hectares de terre. Je ne voulais pas affoler mes parents par mes cris. J'ai crié, soufflé, poussé, pendant des heures, puis, j'ai aperçu la tête de ma petite fille, j'ai poussé encore et encore, elle est née. Une jolie petite fille, son visage était parfait, ses petits doigts, ses petits pieds, tout était parfait. Je l'ai lavée, elle poussait de petits cris. Je l'ai enveloppé d'une petite couverture rose, le seul cadeau que je ne lui aie acheté. Je l'ai collé contre moi, je sentais son petit cœur battre, elle me souriait. J'ai passé une heure ainsi avec ma fille dans mes bras, collé contre moi.

J'étais jeune, je savais qu'aucun homme ne voudrait d'une jeune-fille-mère. En ces temps-là, ma situation était aussi repoussante qu'avoir la peste. Si je gardais ma petite, j'étais vouée à finir ma vie seule, sans jamais me marier. J'étais vouée à vivre ma vie seule avec ma fille dans la pauvreté la plus totale. Je savais, sans aucun doute, que mes parents me renierait pour avoir eu un enfant hors mariage. On me traiterait en paria chaque fois que j'oserais sortir avec ma fille en ville. Je pouvais supporter les ragots sur mon passage, mais je savais que ma fille serait affichée comme une bâtarde, c'est comme ça qu'on appelait les enfants nées hors mariage. Je savais que ce mot "bâtarde" la suivrait toute son enfance, toute sa vie, qu'elle l'entendrait plus souvent qu'à son tour. Rejetée de mes parents, exclus de la maison familiale, je me retrouverais à la rue, sans le sou, dans l'incapacité de subvenir au besoin de ma fille.

Je voulais son bonheur, je souhaitais le meilleur pour elle. Et je ne me sentais pas capable de lui donner.



Prologue-Comment tout à commencé- Lettre d'une arrière-grand-mère à son arrière-petite-fille - Feuillet 4:

C'est là que ce jour là, 2 heures après la naissance de ma fille, je sortis de la cabane, la serrant contre moi sous ma cape, cape que tout le monde portait dans ces nuits encore fraîche de printemps, je marchai avec elle bien emmitouflée dans sa petite doudou, sa petite tête contre mes seins. Je longeai l'extrémité du terrain pour rejoindre la route, je marchai encore et encore, jusqu'à ce que j'arrive en ville, aux premières lueurs du jour.

Arrivée devant l'orphelinat tenue par les Sœurs, à cette époque, je ramassai quelques pailles, les disposai sur le perron, les modelants pour en faire un petit lit. Elle s'est mise à pleurer, elle devait avoir faim. Sur le côté de l'orphelinat, derrière un buisson, je lui ai donné le sein. Son petit corps contre le mien elle a ouvert la bouche, tétant de ses petites lèvres mon sein droit, se nourrissant de mon lait. J'ai eu un moment d'hésitation, allais-je vraiment laisser ma fille sur ce perron, l'abandonner, ne plus jamais la revoir.

Je m'obligeais à mettre mes sentiments de côté, à voir la situation de façon rationnelle. Le boire terminée, replaçant ma robe, je me levai, ma petite dans les bras, j’avançai, je montai les marches du perron, déterminée et incertaine à la fois. Tout se mêlait dans ma tête, je vivais des émotions contradictoires que je tentais de refouler. Je m'évadais tranquillement dans un autre monde où je n'avais pas à vivre ce qu'il m'arrivait, je me détachais de la situation, je me protégeais de l'immense peine que ma décision m'infligeait. Je posai ma fille dans le petit lit de paille, mon regard devenu vide à cet instant. Lui tournant le dos, je redescendis les marches, d'un pas lent, marchant comme une zombie, je retournai chez moi, sans même me souvenir d'avoir fait le trajet.
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Re: Anaïs Familia - Les 100 bébés

le Dim 22 Jan - 16:19
Feuillet 5-6-7-8:
Prologue-Comment tout à commencé- Lettre d'une arrière-grand-mère à son arrière-petite-fille - Feuillet 5:

Je retournai à la cabane, nettoyai machinalement tout de fond en comble, effaçant toute trace de cette naissance, la naissance de l'enfant, ce n'était plus ma fille mais l'enfant, l'enfant de qui, je ne sais plus, je ne veux plus le savoir. Je sais mais je ne sais pas, je deviens névrosée, je sombre, j'ai encore beaucoup de moments de lucidité, mais je m'oblige à replonger dans ces mondes où rien de tout cela n'est arrivée, ces mondes fantaisistes où le bonheur règne et seulement de belles choses peuvent arriver, et surtout ces mondes où ma fille n'existe pas.

Ce matin-là, je suis rentrée chez moi regardant mes parents un sourire béat affiché sur mon visage, plus rien ne m'atteindrait, plus rien ne me ferait souffrir, plus rien ne me causerait de douleur à m'arracher les entrailles. J'avais maintenant mon monde à moi où je pouvais me réfugier. Plus les jours passaient, plus je me déconnectait de la réalité. J'étais plus souvent qu'autrement dans mon monde imaginaire. Je n'arrivais même plus à distinguer ce qui était réel de ce qui ne l'était pas. Comme un robot je vivais, j'accomplissais mes tâches machinalement, affichant toujours ce sourire béat, heureuse dans le monde que je m'étais créé. L'on pouvait m'annoncer n'importe lequel nouvelle accablante, je souriais toujours.

Je suis resté ainsi pendant une longue année, m'enfonçant toujours plus.



Prologue-Comment tout à commencé- Lettre d'une arrière-grand-mère à son arrière-petite-fille - Feuillet 6:

Un jour, je rencontrai une vieille dame, au marché. Elle m'a regardé de son regard perçant, je me suis sentie obligée de la regarder, je ne regardais plus personne, les yeux toujours dans le vide, mais cette dame, a réussi à me faire fixer son regard. Puis elle m'a dit " je sais ce que tu as fait". Elle est partie, sans rien ajouter de plus. Qu'ais-je donc fait? Je me suis demandé. Il y avait longtemps que je ne m'étais plus tracassée comme cela, je retournais dans ma tête cette phrase qu'elle m'avait dite "Je sais ce que tu as fait" Je n'arrivais pas à me l'enlever de la tête, toujours cette phrase revenait me hanter sans que je ne puisse m'en débarrasser comme je faisais avec tout le reste. Cette dame m'avait atteint. Mais qu'ais-je donc fait?

Chaque fois que j'allais en ville, je la revoyais, elle était partout où j'allais. Chaque fois elle me regardait de son regard mystérieux, m'obligeant à lever les yeux, m'obligeant à sortir de mon monde fantaisiste pour me fixer quelques instants dans la réalité. Elle me répétait toujours des phrases du même genre que la première fois. "Je sais ce que tu as fait". Chaque fois j'en étais profondément troublée, chaque fois elle réussissait à m'atteindre, à réveiller mes sentiments que je m'étais interdit de vivre, que j'avais refoulé au plus profond de moi. Chaque fois je retournais cette phrase dans ma tête, et je me demandais mais qu'ais-je donc fait? Plus je la rencontrais, plus elle me répétait cette phrase, plus je sentais que je me rapprochais de la réponse, sans jamais mettre le doigt dessus, mais en ressentant chaque fois des sentiments un peu plus intense.



Prologue-Comment tout à commencé- Lettre d'une arrière-grand-mère à son arrière-petite-fille - Feuillet 7:

Une fois elle m'a dit " Je sais ce que tu as fait à ta fille". À ma fille? J'ai ressenti des sentiments déferlés en moi, pour finir par une immense tristesse. Mais je ne comprenais toujours pas. À ma fille? Quelle fille? Je n'ai pas de fille. Quelle fille? Quelle fille? Quelle fille? Ces mots ne cessaient de résonner dans ma tête. Quelle fille? Ais-je une fille. Non je n'ai pas de fille. Je n'ai jamais eu de fille.

Je l'ai revue, dans un parc, elle est venue s’asseoir sur le banc, à côté de moi. Elle m'a redit "Je sais ce que tu as fait à ta fille? Quelle fille? Je n'ai pas de fille, je n'ai jamais eu de fille, je lui ai crié. Elle m'a dit calmement " Tu le sais au fond de toi, Élisabeth, oui tu le sais, cesse de te réfugier dans ton monde où elle n'existe pas, souviens-toi, Élisabeth, souviens-toi de ta fille". Je me suis souvenue, souvenue d'avoir tenue un bébé sous ma cape, marchant dans la nuit. Qui était ce bébé, pourquoi je le tenais contre moi sous ma cape. Qui était ce bébé, ce ne pouvait être mon bébé, je n'avais pas de bébé. Je me suis enfuie en courant.

Mais je repensais toujours à ce bébé que j'avais tenue sous cette cape, plus j'y repensais, plus j'étais certaine d'avoir bien tenue un bébé sous ma cape. Oui, c'était arrivée, cela s'était produit et c'était la réalité. Cette vieille femme me refaisait revenir à la réalité peu à peu, elle m'obligeait à l'affronter. Je sortis pour la revoir à nouveau, maintenant, j'avais envie de la revoir, je voulais comprendre, même si je n'étais pas sûre du tout de vouloir affronter ce qu'elle allait m'apprendre.



Prologue-Comment tout à commencé- Lettre d'une arrière-grand-mère à son arrière-petite-fille - Feuillet 8:

Je l'ai revue le lendemain, c'est moi qui me suis assise à côté d'elle. Je lui ai parlé de l'enfant que je me rappelais avoir tenue sous ma cape. Ce ne peut être mon enfant, qui est cet enfant que je tenais, dites moi. C'est ton enfant Elisabeth, c'est ton enfant, tu l'a mise au monde, c'est ton enfant, ton enfant, ton enfant, ton enfant. Elle répétait ces mots, lorsque j'eu un autre flash, je me vis, étendue sur un plancher de bois, criant de douleurs. Elle continuait de répéter, ton enfant, c'est ton enfant, ton enfant, ton enfant. Je me vis, soufflant, hurlant, poussant, expulsant ce petit bébé de mon corps. Je dis à mon tour, mon enfant, à peine audible, je murmurai, mon enfant, mon enfant, mon enfant à moi, ma fille, ma toute petite fille, mon ange, j'éclatai en sanglot, je me souvenais de ma fille, j'avais eu une fille, une jolie petite fille, elle était parfaite, j'ai revue son visage parfait, ses petites mains parfaites, ses petits pieds, parfait, c'était ma fille, je l'avais mise au monde. Je me rappelai tout, mon monde ne m'était plus accessible, mes sentiments refaisaient surfaces en une explosion, je me souvenais de tout, comment j'avais accouché de ma fille, comment je l'avais lavée, comment je l'avais tenue contre moi pendant une heure, son petit corps contre le mien, son petit cœur battant, comment j'avais marché avec elle sous ma cape, comment j'avais construit ce petit lit de paille, comment je l'avais allaitée derrière le buisson, aux premières lueurs du jour, et comment je l'avais déposé dans ce petit lit sur le perron de l'orphelinat. Oui j'ai eu une fille, c'était ma fille. Je regardai la vieille dame, je me rappelle de ma fille je lui ai dit. Et j'ai fait le mieux pour elle lui dis-je les joues inondées de larme. Je me suis levée, tournant les talons, elle me dit " n'en sois pas si sûre".

Je partit, marchant cette fois, pas comme un robot, mais comme une jeune femme immergé par le chagrin. J'avais enterré ma fille, au plus profond de moi, j'étais allée jusqu'à m'imaginer qu'elle n'avait jamais exister, je m'étais terrée dans un monde où le malheur n'existait pas. Aujourd'hui j'en étais sortie, et je ne pourrais plus y retourner. Je devais vivre à nouveau et vivre avec tout ce que j'avais vécu, je devais l'affronter.
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Re: Anaïs Familia - Les 100 bébés

le Sam 28 Jan - 14:15
Feuillet 9-10-11-12:
Attention
Ce prologue peut heurter les âmes sensibles par certains de ses extraits

(C'est une histoire, mon texte ne se veut en aucun cas jugeant et/ou blessant pour les personnes qui pourrait s'y rejoindre de quelques façons que ce soit.)


Prologue-Comment tout à commencé- Lettre d'une arrière-grand-mère à son arrière-petite-fille - Feuillet 9:

Quelques jours plus tard, je la revit. Elle me dit "maintenant que tu es revenue à la réalité, tu devras affronter encore plus, Élisabeth, oui tu dois affronter les conséquences de ce que tu as fait à ta fille". Viens chez moi demain à 19h, elle me remit son adresse sur un bout de papier.

Je m'y rendis. Es-tu prête Elisabeth? m'a t'elle demandé. Oui je suis prête que je lui ai dis, qu'ais-je donc fait à ma fille si ce n'est de lui offrir un meilleur foyer que celui que j'aurais pu lui offrir? Elle sortit une boule de cristal. "Dans cette boule Élisabeth, tu verras la vérité, tu verras ce qui est arrivée à ta fille depuis que tu l'as abandonnée sur ce perron d'orphelinat. Je gardai le silence rongée par l'inquiétude de ce que j'allais voir.

Ce que j'y ai vu m'a causé un tel choc, que c'est ce qui m'a fait perdre la vue Anaïs, voilà ce qui m'a rendue aveugle.



Prologue-Comment tout à commencé- Lettre d'une arrière-grand-mère à son arrière-petite-fille - Feuillet 10:

J'y ai d'abord vu ma fille prise au petit matin par l'une des Sœurs. J'ai ensuite vue un couple riche venir chercher ma fille. Puis, je les ai vue sortir en soirée mondaine, laissant toujours ma fille au soin d'une gouvernante. Cette gouvernante n'aimait pas ma fille, elle était irrité chaque fois qu'elle devait en prendre soin, elle la négligeait. Ma fille n'était pas bien, elle était malheureuse, je l'ai vu, année après année, la tristesse sur le visage, la peur, elle pleurait souvent dans son lit. Elle ne se rapprochait pas de ses nouveaux parents, ils n'étaient jamais là. Et pour finir, alors qu'elle devait avoir 5 ou 6 ans, la maison a pris feu, la gouvernante toujours négligente y a oublier ma fille. J'ai vu ma fille dans le feu, brûler, c'est la dernière chose que j'ai vu, après je n'ai plus rien vu. J'étais devenue aveugle. La douleur de ce que j'avais vue m'avait été insupportable et cette fois je ne m'étais pas réfugié dans mes mondes où le malheur n’existait pas, le malheur existait et il était plus présent que jamais. J'allais vivre avec le restant de mes jours, et plus jamais je ne connaîtrais le bonheur. Je ne voyais plus, j'étais dans une noirceur totale, et la seule chose que j'ai continué de voir est cette image de ma petite brûlant dans cet incendie. J'allais vivre avec ce que j'avais fait à ma fille pour le reste de ma vie, j'allais voir continuellement ce que j'avais fait à ma fille et je n'allais plus rien voir d'autres.


Prologue-Comment tout à commencé- Lettre d'une arrière-grand-mère à son arrière-petite-fille - Feuillet 11:

Sois maudite pour ce que tu as fait Elisabeth. Sois maudite pour ce que tu as fait à ta fille, oui sois maudite, parce que tout cela tu aurais pu l'éviter, m'a t'elle dit. Cette enfant, même née hors mariage avait droit à la vie, et toi qui lui a donné la vie, tu le lui a repris. Tu n'as pas su en prendre soin, l'amour d'une mère était ce que ton enfant avait besoin, Elisabeth, et tu n'as pas voulu lui donner, parce que c'est ton choix Elisabeth, tu aurais pu mais tu n'as pas voulu.

Elle avait raison Anaïs, elle avait raison.



Prologue-Comment tout à commencé- Lettre d'une arrière-grand-mère à son arrière-petite-fille - Feuillet 12:

Je l'ai soudainement entendu crier, hurler " Les Familia paieront pour ce crime odieux, les Familia paieront éternellement pour ce qui est arrivée à ta fille, Élisabeth. Le malheur, sans relâche planera sur vos tête, chaque fois que vous croirez effleurer le bonheur, il refera surface, il sera toujours là prêt à frapper".

Elle pris un ton plus posée, adoucit sa voix pour me dire " Et le seul moyen pour vous d'y mettre fin, c'est d'enfin exprimer l'amour maternelle que ta fille aurait dû avoir, malgré les épreuves, à tous vos enfants nés hors mariage.

Seule ton arrière-petite fille pourra conjurer le sort. 100 bébés nés hors mariage devront êtres aimés, chéris, et éduquer par leur mère avant que les chaînes du malheur entourant votre famille ne se brisent. Alors seulement, vous retrouverez la paix. Sa dernière fille devra poursuivre l'enfantement et ainsi de suite jusqu'à la naissance du 100e enfant. J'espère n'avoir pas besoin de te dire qu'elles ne devront en aucun cas avoir recours au service d'une nounou.

C'est la dernière fois que je l'ai vue, je ne l'ai pu jamais rencontré en ville, et lorsque je questionnais des gens, ils ne semblaient jamais comprendre de quelle vieille dame je pouvais bien parler.

Je n'ai jamais eu aucun doute sur la véracité de tout cela, Anaïs. Non, jamais. Un sort était bel et bien jeté sur notre famille. Malheurs après malheurs s'abattaient sur notre famille, accidents, problèmes financiers, le malheur ne nous laissait jamais de répit. Toi même tu as du t'en rendre compte, Anaïs. Repense à ta vie et oses me dire que tu n'y crois pas. Ces orages soudains à chacun de tes anniversaires, ce chien que tu aimais tant frappé par une voiture, la noyade en mer de ton frère, la maladie de ta mère. Si tout cela est arrivé Anaïs, c'est à cause du malheurs qui plane sur nous.

Toi seule peut nous en sauver, toi seule peut y mettre fin, toi seule peut enfin faire renaître le bonheur pour les Familia.

Pardonnes-moi Anaïs, pardonnes-moi pour le fardeau que je t'ai laissé, pardonnes-moi pour ce que j'ai fait.

Promets-moi de retourner à Willow Creek là où tout à commencer et conjurer le sort duquel je nous ai affligé.

Ton arrière-grand-mère Elisabeth
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Re: Anaïs Familia - Les 100 bébés

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